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 Sophie Charlotte Auguste de Wittelsbach, duchesse en Bavière puis, par son mariage, duchesse d'Alençon

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Élizabeth
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MessageSujet: Sophie Charlotte Auguste de Wittelsbach, duchesse en Bavière puis, par son mariage, duchesse d'Alençon   Jeu 25 Sep - 0:49

Sophie Charlotte Auguste de Wittelsbach, duchesse en Bavière puis, par son mariage, duchesse d'Alençon , est née le 23 février 1847, à Munich, en Bavière, et est décédée le 4 mai 1897 à Paris, VIIIe arrondissement, en France.

La princesse est la plus jeune sœur de l'impératrice d'Autriche (plus connue sous le nom de Sissi) et de la reine Marie des Deux-Siciles.

Sommaire [masquer]
1 Famille
2 Biographie
3 Elsa ou les fiançailles rompues
4 Une princesse française
5 La Foi
6 Scandale et rédemption
7 Une mort édifiante
8 Bibliographie
9 Liens
10 Notes et références



Famille [modifier]
Issue de la Maison de Wittelsbach, Sophie-Charlotte est le septième enfant et la dernière fille du duc Maximilien en Bavière (1808-1888), original chef de la branche cadette de la Maison de Bavière, et de son épouse la duchesse Ludovica de Bavière (1808-1892), fille du roi Maximilien Ier de Bavière (1756-1825) et de son épouse née Caroline de Bade (1776-1841).

Le 28 septembre 1868, la duchesse Sophie-Charlotte épouse à Possenhofen, résidence des ducs en Bavière, le prince Ferdinand d'Orléans, duc d'Alençon, fils cadet du duc de Nemours, et de feue sa femme née Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary (1822-1857). Le duc d'Alençon est un petit-fils du roi des Français Louis-Philippe Ier et le beau-frère de la princesse héritière du Brésil.

Sophie-Charlotte et son époux ont deux enfants :

Louise (1869-1952) qui s'unit en 1891 au prince Alphonse de Bavière (1862-1933), infant d'Espagne.
Emmanuel (1872-1931), duc de Vendôme, qui épouse, en 1896, après une union et un veuvage secret (?), la princesse Henriette de Belgique (1870-1948), sœur du roi Albert Ier de Belgique.

Biographie [modifier]

Sophie-Charlotte agée de 18 ansAlors qu'elle était enfant, une voyante aurait croisé Sophie-Charlotte en compagnie de sa sœur Elisabeth et de leur cousin, Louis. La voyante aurait alors conseillé à chacun des enfants de se méfier d'un des éléments suivants : l'eau (pour Louis II, mort noyé), le fer (pour Elisabeth, morte assassinée à l'arme blanche) et le feu (pour Sophie-Charlotte, morte brûlée).

Élevée librement et sans réelle contrainte comme ses frères et sœurs, Sophie n'en devient pas moins une jeune fille charmante. Musicienne dotée d'une jolie voix, éprise d'absolu et admirant la musique de Richard Wagner, elle refuse d'abord tous les partis qui se présentent à elle, au grand dam de sa mère qui souhaite de brillantes unions pour ses filles (revanche sur son propre mariage) : l'archiduc Louis-Victor, frère de son beau-frère, l'empereur de François-Joseph Ier d'Autriche, un infant d'Espagne et le prince Philippe de Wurtemberg.


Elsa ou les fiançailles rompues [modifier]
Néanmoins, le 22 janvier 1867, sont proclamées les fiançailles officielles de Sophie-Charlotte avec son cousin, le roi Louis II de Bavière, qui est également le chef de la Maison Wittelsbach et cela pour le plus grand bonheur de la duchesse Ludovika, qui a beaucoup souffert d'avoir été mariée à un duc, chef d'une branche cadette, quand ses six sœurs portent une couronne ou sont mères de souverains.

Passionné comme elle par la musique de Richard Wagner, compositeur qu'il vénère comme un dieu mais qu'il a dû disgracier sous la pression de ses ministres tant son impopularité devenait grande, le roi surnomme sa fiancée Elsa, nom de l'héroïne de l'opéra du « maître », Lohengrin. Cependant, Louis II, qui est homosexuel, conçoit difficilement une vie conjugale avec une femme. N'osant s'engager, il repousse plusieurs fois la date du mariage tandis que, de son côté, Sophie, déconcertée par la situation, noue une idylle secrète avec le fils du photographe de la cour Edgard Hanfstængel.

En octobre 1867, profitant de l'injonction du duc Max d'épouser sa fille une bonne fois pour toutes, le roi Louis, se prétendant offusqué par l'attitude du duc en Bavière qui est non seulement son futur beau-père mais aussi son sujet, rompt ses fiançailles avec Sophie-Charlotte, annule le mariage et se réfugie dans une vie de plus en plus solitaire.


Une princesse française [modifier]
Bien qu'humiliée par la situation, Sophie-Charlotte, qui est la sœur de l'impératrice d'Autriche et de l'ex-reine des Deux-Siciles, reste un bon parti. Sa beauté est, par ailleurs, un atout supplémentaire. La princesse ne reste donc pas longtemps sans prétendant et, pour faire oublier le scandale de ses fiançailles ratées, elle épouse, dès le 22 septembre 1868, le prince Ferdinand d'Orléans, duc d'Alençon et petit-fils de l'ex-roi des Français Louis-Philippe Ier.

Vivant en exil, comme tous les membres de sa famille, le duc d'Alençon est un jeune homme pieux et discret, qui partage sa vie entre l'Angleterre et l'Autriche, avant que les changements politiques survenus en France à partir de 1870 lui permettent de regagner sa patrie.

Après le mariage, deux enfants naissent assez rapidement. Une petite fille, prénommée Louise comme sa grand-mère maternelle, voit le jour dès 1869, après des couches éprouvantes, puis un fils, Emmanuel, en 1872. Sophie-Charlotte se montre une épouse ardente alors que ses couches ont été assez difficiles et Ferdinand tente, comme il le peut - avec l'aide des conseils de son père - de calmer son épouse et de lui trouver des moyens efficaces de contraception.

Sophie est heureuse avec son mari mais elle souffre parfois de la trop grande rigueur que lui impose son beau-père, le duc de Nemours. Le prince conserve en effet une forte influence sur son fils et se montre parfois très autoritaire. Sophie-Charlotte trouve en revanche soutien et affection chez un de ses oncles par alliance, le duc d'Aumale.


La Foi [modifier]
À partir de 1876, sous l'invocation de sainte Marie-Madeleine (pécheresse repentie) et la direction spirituelle d'un dominicain, le père de Raynal, la princesse devient membre du tiers-ordre dominicain de la rue du Faubourg-Saint-Honoré (Paris VIII), tandis que son mari entre dans le tiers-ordre franciscain .

En 1886, l'ex-fiancé de Sophie-Charlotte, le roi Louis II de Bavière, est déclaré inapte à régner par le gouvernement Bavarois. Il est placé en résidence surveillée et la régence est confiée à son oncle, le prince Luitpold de Bavière (1821-1912). Quelques jours plus tard, on retrouve le souverain déchu noyé dans un lac en compagnie de son psychiatre...


Scandale et rédemption [modifier]
Le destin tragique de son ancien fiancé réveille en Sophie des souvenirs douloureux, attisés par de profonds remords. Peut-être faut-il chercher ici la cause de sa fuite compulsive dans l'adultère, car, quelques mois plus tard, Sophie, pourtant quadragénaire et terciaire dominicaine, noue une relation adultérine exaltée avec un médecin marié et père de famille. La princesse, au mépris des convenances, songe alors ouvertement à quitter son mari et ses enfants (âgés de 17 et 14 ans). On prétend même qu'un enfant serait né de cette relation.

Quelque temps après le début de la liaison,Sophie-Charlotte est placée par sa famille dans le célèbre hôpital du docteur Richard von Krafft-Ebing, spécialiste des troubles psychiques, en Autriche. Là, elle reçoit le soutien de son frère, le duc Charles-Théodore en Bavière (1839-1909), qui a quitté l'armée pour devenir médecin (et deviendra plus tard un ophtalmologue réputé).

D'autres drames secouent encore la famille de la princesse : son beau-frère, Louis de Bourbon-Siciles (1838-1886), comte de Trani, se suicide et son neveu, l'archiduc Rodolphe, fils d'Elisabeth et héritier du trône Austro-Hongrois, est retrouvé mort à Mayerling, à l'âge de 31 ans, aux côtés de sa maîtresse, une jeune fille encore mineure, âgée de 17 ans. Enfin, un autre neveu de la princesse, le prince Maximilien von Thurn und Taxis, âgé de 23 ans, trouve une mort prématurée pendant cette période. La mère du jeune homme, la princesse Hélène, déjà veuve depuis vingt ans, est submergée par la douleur et doit être internée quelque temps, avant de mourir à son tour en 1890. Entre-temps, le père de Sophie-Charlotte, l'original duc Max, s'éteint, octogénaire, en 1888, suivi de son épouse, en 1892, de leur fils Max-Emmanuel, en 1893, et de la femme de celui-ci, Amélie de Saxe-Cobourg-Kohary (sœur du tsar Ferdinand Ier de Bulgarie) en 1894.

Après son séjour à l'hôpital, Sophie-Charlotte renoue avec son mari et ses enfants. Elle trouve désormais la paix dans une foi profonde et s'occupe activement - mais avec tact - d'œuvres charitables.

En 1891, elle a la joie de marier sa fille avec un membre de la famille Wittelsbach, le prince Alphonse de Bavière (1862-1933), un petit-fils du roi Louis Ier.

Son fils Emmanuel, alors mineur, aurait épousé secrètement, la même année, une demoiselle de la haute noblesse française, Louise de Maillé de la Tour Landry (1873-1893), dont il aurait eu un fils, Philippe (1893-1955). En 1896, le duc de Vendôme épouse finalement la nièce du roi des Belges, la princesse Henriette de Belgique (1872-1944), dont il aura quatre enfants.


Une mort édifiante [modifier]
Le 4 mai 1897, Sophie-Charlotte périt brûlée vive dans l’incendie du Bazar de la Charité des Dominicains, à Paris. Offrant l'exemple d'une mort véritablement chrétienne, elle sacrifie sa vie pour épargner celles des dames et des jeunes filles qui la secondaient à son stand.

En apprenant la tragédie, le duc d'Aumale, son oncle bien-aimé, est foudroyé par une crise cardiaque et sa sœur, l'impératrice d'Autriche, prédit : « nous mourrons tous de mort violente ». Elle est assassinée à Genève l'année suivante par un anarchiste...

Sur l'emplacement du Bazar de la Charité, rue Jean Goujon, à Paris, est plus tard bâtie l'église Notre-Dame-de-la-Consolation.

Le corps de la duchesse d'Alençon repose dans la Chapelle royale de Dreux. Celui de son mari l'y rejoint en 1910.
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